Pour commencer la création des vitraux

Comme promis, j’ai pris un moment pour rédiger une proposition concernant les futurs vitraux de notre cathédrale. Pour rappel nous ne pouvons pour l’instant que préparer les esquisses des vitraux. Ils seront beaucoup plus petits que la rosace en tête de cet article (qui est l’un des transepts de la cathédrale de Genève) et permettront, de fait, beaucoup moins de détails. Le reste est décrit dans les documents suivants.

Voici un aperçu d’une esquisse répartie sur 3 ogives

Le “document de description” ci-dessous montre d’autres exemples d’esquisses

Il s’agit pour l’instant de 4 fichiers que je décris ici :

  • Document de description et explication de ce que nous allons réaliser. Ce document n’est pas encore terminé, dans le sens qu’un certain nombre de vitraux ne sont pas encore documentés. Il vous permet tout de même de préparer les esquisses d’une cinquantaine de vitraux, de quoi vous permettre plein de fantaisie.
  • Les mots clefs sont maintenant sortis du document ci-dessus, parce que vous allez vite les connaître par cœur 😁
  • Vitraux de l’accueil; le document à imprimer pour commencer vos esquisses. Faites attention à l’échelle (voir le titre Astuce d’impression dans le document de présentation ci-dessus)
  • Vitraux de la claire-voie; un autre document pour préparer vos esquisses des grandes ogives de la claire-voie.

Nouvelle étape autour du triforium

Je profite de ces temps particuliers pour avancer la création des pièces dont nous avons besoin pour la cathédrale.

Je vous propose donc de visionner cette courte vidéo montrant un 270° autour de l’étage du triforium (au premier étage donc).

Evidemment je n’ai fait que poser les pièces pour vérifier le résultat; ce n’est tenu pour l’instant que par du scotch double-face (on le voit bien dans le gros-plan à la fin), et encore, pas partout. Il reste même une équerre métallique nécessaire pour vérifier que la pièce inclinée soit exactement de la bonne longueur.

Pour le reste, je n’ai pas encore décidé comment réaliser les collages des triforium. ; je n’ai pas encore construit le système de cale permettant d’ajuster exactement les pièces (il y aura 17 assemblages identiques).

Parce que toutes les pièces sont déjà prêtes :

Les deux cartons avec toutes les pièces de l’étage du triforium

Voici ce 270°

aperçu de cette étape intermédiaire

Comment intégrer une ogive gothique dans un mur de briques ?

Une cathédrale gothique, telle celle que nous avons commencé à construire, nécessite des voûtes et ogives (arcs brisés) de type gothique. En effet, le haut des vitraux n’est pas circulaire, mais en légère pointe.

L’idée est donc de découper la forme de l’ogive dans une pièce rectangulaire, puis de lui insérer une nouvelle ogive avec ses découpes internes en vue des futurs vitraux.

La première pièce est de la même épaisseur que les murs, l’ogive elle-même étant plus fine.

Voici comment je m’y suis pris.

Premièrement découpe d’un nombre non négligeable de bandes dans ma planche de hêtre assez épaisse. Avec ma scie sauteuse.

découpe grossière dans la planche massive

Après dégauchissage des deux longs côtés et équerrage avec les faces, j’ai effectué des découpes avec ma scie circulaire pour obtenir des planchettes de différentes épaisseurs (typiquement 2 x 1.2cm et 1 x 0.7cm)

Premier passage de scie
Second passage après avoir retourné la pièce, puisque ma lame n’est pas assez grande pour scier toute l’épaisseur d’un coup

J’ai ensuite raboté ces pièces pour les amener à l’épaisseur voulue, soit 1 cm et 0.5 cm.

Et voilà le résultat; 3 planchettes à l’épaisseur voulue

Bon, je dois reconnaître que j’ai appris encore une nouvelle “leçon” dans ma manière de procéder. Parce que la découpe n’était pas dans le sens du bois, voici ce que le rabotage a généré :

plein de paille de hêtre qui bourre les tuyaux, m’imposant de les déboucher tous les 2 à 3 pièces…

Maintenant j’applique l’image d’une découpe avec une colle repositionnable en spray. On les voit bien ici aux extrémités des planchettes, déjà posées sur ma nouvelle scie à chantourner.

Je ne fais pas tout avec cette scie; notamment le vitrail rond, avec encore quelques problèmes dus au papier qui se décolle trop facilement, rendant difficile la coupe ultérieure (le papier n’est plus à sa place !)

le papier s’est décollé; il faudra réussir à le remettre en place pour qu’il tienne à la scie à chantourner

Je finis les bords de ces pièces avec ma scie à ruban, plus facile à utiliser pour les longs bouts droits.

découpe de l’extérieur de la pièce

Et voici le résultat de mes deux premières tentatives; on distingue nettement la première à gauche, où j’ai pas mal souffert…

mes deux premières ogives

Après la création de deux autres ogives, j’ai voulu constater ce que cela va donner au montage. A nouveau, les briques ne sont pas collées. Voici d’abord la pose des briques et ogive avec l’aide des gabarits

une partie du mur de la nef, avec les gabarits

Et maintenant le résultat final, à quoi cela devrait ressembler

Il va falloir que je prépare une sorte de “mortier”, car l’ogive et son cadre sont “un poil” trop petits. Je ne sais pas encore comment, mais je trouverai, ne serait-ce qu’un mélange de colle blanche avec de la sciure (j’en ai suffisamment en réserve !)

J’ai bien avancé maintenant la construction de ces ogives. Voici les treize premières

les treize premières; il n’en reste que 10

Bon, après il y a encore plein d’autres pièces à découper, mais au moins on voit un peux mieux où l’on va maintenant 😊

Le dilemme de la création des gabarits des murs

Il y a pas mal de murs à construire pour cette cathédrale. En fait j’ai décomposé la construction en étapes, plus ou moins complexes, avec très souvent un bout de mur. Il faudra notamment que :

  • cela s’encastre facilement dans les autres bouts de mur
  • le mur soit droit, en largeur et en hauteur

L’idée est donc de préparer des gabarits afin de faciliter le travail et assurer la meilleure qualité possible.

L’idée est de disposer d’un angle de cadre (en forme de L) afin de disposer les briques à l’intérieur. Reste à construire une forme permettant d’indenter les briques pour pouvoir relier les différents morceaux de murs et garantir une certaine solidité.

Pour réaliser cette forme, j’ai découpé 8 baguettes de 24cm (ce sera la taille des murs les plus hauts), le nombre 8 était lié au fait que j’ai effectué les découpes dans une baguette de 2m de long…

les 8 baguettes; l’une d’entre elles est déjà marquée pour les futures découpes

Pour éviter de faire 8 fois la série de découpes, je les ai scotchées ensemble

les 8 baguettes en une seule forme

et il ne reste plus qu’à passer l’ensemble dans ma scie, découpe après découpe.

le travail de découpe en cours

J’ai présenté le résultat et quelques briques pour contrôler que tout joue bien. C’est là que j’ai constaté que mes briques ne sont pas exactement à 1cm d’épaisseur, puisque les 24 briques mesuraient en fait 24.6mm (1/4 de mm d’erreur par brique, soit 2.5%). La marge d’erreur est faible mais suffisante pour pour que je ne puisse pas placer toutes les briques. Du coup j’ai dû refaire le travail ci-dessus en m’y prenant mieux et voici ce que cela donne

tentative d’insertion des briques

C’est bon cette fois. Sauf que cela ne résout que l’indentation des briques; il faut encore que la ligne du bas soit droite et d’équerre…

J’ai donc besoin de ces pièces en L que je découpe dans des morceaux de MDF que j’ai reçus d’un ami, Jacques-André.

Ces pièces sont relativement étroites et connaissant la structure du MDF, je me suis méfié et j’ai décidé de renforcer les angles. Voici les 8 L renforcé

s terminés, avec l’ensemble des gabarits des briques.

Les 8 gabarits en L et les gabarits des briques

On note que j’ai ajouté une bande de polypropylène dans le but d’éviter de mauvaises surprises, genre briques collées définitivement au gabarit…

Voici maintenant comment utiliser ces gabarits.

Gabarit des briques orienté dans un premier sens
Gabarit des briques orienté dans l’autre sens (indentation inversée)
il faudra parfois “fermer” le mur, qui sera accolé à une autre structure; donc pas de gabarit de briques cette fois.

Evidemment ces photos sont montrées pour l’exemple; les briques n’ont pas été collées, ce qui donne cet aspect pas tout à fait “fini”.

Guédelon – OK

A priori, c’est bien parti pour la visite du site de Guédelon. Il y avait un doute sur son organisation à cause d’un conflit potentiel avec une autre activité “famille” organisée par la paroisse protestante de Bernex-Confignon.

J’ai discuté avec Alexandre, notre pasteur, qui était déjà au courant de notre projet et qui a changé ce qu’il fallait pour libérer le week-end de Pentecôte pour nous. Trop classe, non ?

Alors le rendez-vous est inscrit dans l’agenda, mais sans autre détail pour l’instant. A suivre prochainement.

Ça y est, on a commencé la cathédrale

C’était notre première rencontre dont une partie est dédiée à la construction de “notre” cathédrale. N’étant pas encore prêts pour la construction des murs, nous avons commencé par… les piliers.

En voici un aperçu photographique en commençant avec une vue d’ensemble.

Et quelques photos un peu plus… “rapprochées”.

Angèle, Alexandre, Nathan
Lana, Oriane, Anthéa et Nono au premier plan
Yannick, Lucie et Ellea
Amélie, Camille, Pauline, Eva et Ashley
Samuel (spécialiste du ponçage), Yannick, Lucie, Ellea et Zacharie tout devant
Rachel, Angèle et Alexandre
Zacharie, Samuel (encore et toujours au ponçage) et Yannick

Et pour se rendre compte de la taille d’une des colonnes (il y en aura 19)

Et une vue d’ensemble du résultat de cette première journée

3 piliers terminées, le reste est en cours

Cathédrale – Fabrication des briques

Des briques, il en faut beaucoup, vraiment beaucoup. Selon mon décompte depuis les plans, ce sont au moins 8’600 briques à réaliser. Et comme dans toute fabrication en volume, il se peut que certaines d’entre elles aient subi un éclat ou faussent le mur en construction (du fait de dimensions pas vraiment correctes). Du coup, j’ai en créé plus. En fait plutôt dans les 9’500…

J’ai également cherché à économiser le bois, ne pas faire que de le transformer en sciure (déjà 2 sacs de 110 litres). Je pars donc de mes plateaux de hêtre de 36mm d’épaisseur. Après les avoir préparés pour disposer de faces bien à l’équerre, je peux commencer à découper des “tranches” de 1 cm d’épaisseur.

deux “tranches” ont déjà été découpées (posées derrière), la troisième est juste terminée.

De par la largeur de ces tranches, je peux sans autre découper une baguette de 1cm de large; sachant que la lame fait 3mm d’épaisseur, il me restera une baguette de 23mm. Voici comment

je retiens la pièce à découper avec une chute, histoire d’éviter que mes doigts s’approchent trop de la lame…

J’utilise ensuite ma raboteuse pour ramener mes baguettes de 23mm à 20mm. Je dispose donc maintenant de :

  • baguettes de 2x1cm, sur une longueur d’environ 1m
  • baguettes de 1x1cm, sur une longueur d’environ 1m aussi, évidemment

Je vais ensuite utiliser mon chariot (déjà montré dans cet article) pour découper les baguettes en petites briques. Le résultat se trouve dans ces trois récipients

~9’500 briques

Ça a l’air facile comme ça. Mais c’est vraiment long (plusieurs journées) et émaillé de petits soucis; par exemple au moment du déplacement des briques juste coupées avec mon crayon-gomme :

  • il arrive que la brique vienne taper la lame (alors la pièce est éjectée quelque part dans l’atelier), ou
  • elle est dirigée n’importe où par le souffle de la lame…

Cathédrale – les piliers

C’est bien beau de montrer les plans, encore faut-il réaliser les pièces. Voici tout d’abord un accessoire que j’ai dû réaliser dans le but de me permettre d’utiliser ma scie à format pour réaliser de toutes petites pièces.

Ici on voit une baguette et quelques pièces déjà découpées. Le crayon vertical le long de la butée est là pour tenir la brique et éviter qu’elle ne se casse et s’envole quelque part dans l’atelier…

Pour commencer, je pars d’une planche en hêtre brut massif, dont je découpe un morceau d’un mètre (sinon ma scie ne peut assurer correctement la coupe). On voit ici la planche de base sous la scie sauteuse et le morceau découpé.

La prochaine étape consiste à redresser le champ afin d’obtenir un équerrage parfait. Je réalise cette tâche avec ma dégauchisseuse; les deux photos montrent la machine avec la pièce et le résultat avec une équerre de référence.

Ne disposant pas de matériel professionnel, je ne peux scier cette planche dans sa largeur (ou plutôt hauteur sur la photo précédente); ma lame ne dépasse que de 80mm environ et même avec deux passages (un sur chaque champ), je suis encore loin des 250mm de largeur… Je suis donc obligé de passer par la raboteuse et ramener la planche à 20mm d’épaisseur. On voit le résultat de la planche rabotée (dessus) par rapport à la planche de base (dessous)

Il est maintenant possible d’utiliser une défonceuse avec une fraise spécialement acquise pour cette opération (en fait les plans ont été établis sur cet accessoire que je savais pouvoir trouver dans un magasin).

La première photo montre le système de calage et la défonceuse avec sa fraise orange, la seconde le résultat

L’aspect un peu brûlé vient du fait que je ne suis pas allé assez vite.

Je peux maintenant retourner à ma scie à format et découper la planche pour obtenir une “baguette” avec le profil ci-dessus.

Il ne reste maintenant “plus qu’à” découper les petites briques, sur 1 cm d’épaisseur, avec l’accessoire montré en première photo de cet article. Dans la foulée, j’avais réalisé les pièces de support sur lesquels les briques devront être collées. En voici le résultat :

Environ 1100 briques en demi rond (selon le profil montré plus haut) et 280 briques en quart de rond, plus difficiles à réaliser)

D’ailleurs, il n’est pas inutile de montrer comment j’ai dû procéder pour couper les briques en quart de rond; parce que je pars d’une baguette qui ne fait que 2cm de largeur pour en produire une de 1cm et je n’avais pas envie de frotter mes doigts à la lame… J’ai utilisé des chutes de bois pour tenir la baguette, comme ceci :

Et pour les amoureux des détails, voici deux illustrations avec les cotes des pièces en demi rond et quart de rond. Je les ai créées dans le logiciel FreeCAD et elles ont servi de base aux plans de toute la cathédrale.

Le profil demi-rond
et, logiquement, le profil quart de rond

Construction du mur

Avant de commencer la construction de la maquette de la cathédrale, il m’a semblé utile que chacun·e puisse se rendre compte de la difficulté de construire un mur. Oui, un simple mur fait de briques. Et encore, des briques pas toute fines, donc un travail plus facile a priori.

On a fait ça sur le plateau de ma remorque. Voici quelques photos de l’ambiance de construction. On notera que les filles se sont beaucoup plus impliquées que les garçons 😀

Comme je n’avais préparé que 2 truelles, la suite du mortier a été préparée à la main; c’est ce qu’on appelle “mettre la main à la pâte”.

Et voici le mur “terminé”. Enfin, je veux dire par là qu’on est arrivé à la fin de l’horaire de la réunion. On a pu comparer le mur à ceux réalisés par l’architecte Numérobis dans Astérix et Cléopâtre 😁😂🤣

Evidemment, cela n’a pas tenu au transport pour ranger la remorque. D’abord puisque le “mur” a été basculé à la main (pour éviter que les briques risquent de tomber en-dehors de la remorque…). Et puis pour se rendre compte que rien ne tient dès le second étage déjà… aïe, aïe, aïe

Bref, un très bon moment pour découvrir qu’édifier un mur n’est pas chose facile, surtout quand on sait qu’il s’agissait de pierres beaucoup plus grosses et lourdes pour une cathédrale. On fera mieux pour notre maquette 😋😎

Reprise CE jeudi 27 août

Le camp est à peine terminé que nous reprenons déjà nos activités. Nous avons fait l’effort de rédiger un plan de protection et les dispositions sont prises pour assurer que tout se déroule au mieux dans l’intérêt de toutes et tous.

Sans vouloir spoiler le contenu de la lettre de nouvelles, nous vous remercions de noter que les parents (et les jeunes) sont invités à participer à une réunion de présentation de notre programme et des mesures sanitaires de notre plan de protection.

Ce sera le jeudi 1er octobre, à 19h, au centre paroissial protestant de Bernex-Confignon, Chemin de Sur-Beauvent 20. Cette réunion ne devrait pas durer plus longtemps qu’une heure. Nous vous y attendons nombreux.

Dans l’attente, nous vous souhaitons une bonne lecture de ces documents et restons à disposition pour toute question, suggestion, …